jeudi 18 septembre 2014

"Le mystère Sherlock" de J.M. Erre




Par la Sudiste,

Prenez dix universitaires totalement passionnés par Sherlock Holmes au point d’en avoir fait un véritable sujet d’études : l’holmésologie. Prenez un enjeu de taille : l’attribution de la toute première chaire d’holmésologie de la Sorbonne, attribuée par le père fondateur du mouvement, un brin gâteux. Ajoutez une jeune journaliste sous couverture. Enfermez ce beau monde nourri aux romans policiers dans un chalet suisse coupé du monde suite à une avalanche. Et vous obtenez un polar palpitant, grinçant d’humour noir, bourré de jeux de mots, de calembours et de réparties cinglantes (et sanglantes).

J.M. Erre nous offre avec « Le Mystère Sherlock » un parfait polar façon Cluedo. Qui donc a tué Rodriguez dans l’escalier ? Et où est donc passé le Professeur Gluck ? Où sont les armes du crime ? Qui est le prochain sur la liste? Et les interrogations se multiplient aussi vite que la liste des coupables potentiels s’amenuise.

Pourquoi le lire, lui, plus qu’un autre ?
  • Parce qu’avec ce genre de bouquin, ce n’est plus de la lecture, c’est du plaisir à l’état pur
  • Pour se dépoussiérer les neurones et se la jouer détective amateur
  • Pour les dialogues loufoques
  • Pour lire !

"Comme un roman" de Daniel Pennac




Par la Nordiste,

Tout le monde connaît Daniel Pennac avec sa série magnifique sur la famille Malaussène (post à venir).

Mais qui connait cette œuvre, ni roman, ni essai philosophique, juste un très beau plaidoyer sur la lecture?

Commençons tout de suite par un extrait pour mieux vous expliquer ce livre:
" Les droits imprescriptibles du lecteur
  1. Le droit de ne pas lire
  2. Le droit de sauter des pages
  3. Le droit de ne pas finir un livre
  4. Le droit de relire
  5. Le droit de lire n'importe quoi
  6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)
  7. Le droit de lire n'importe où
  8. Le droit de grappiller
  9. Le droit de lire à voix haute
  10. Le droit de nous taire"

Ici Daniel Pennac s'adresse à nous comme à ses élèves. Oui Daniel Pennac est professeur de français et je mentirais si je vous disais que je n'ai jamais rêvé de l'avoir comme professeur.
Daniel Pennac s'adresse à nous, non pas pour nous exhorter à lire mais tout simplement pour nous réapprendre à lire avec plaisir, pour le plaisir.

Oui la lecture ne doit pas être une corvée, ni un exercice réalisé avec des pieds de plombs. La lecture doit être un plaisir. Elle doit nous transporter. Encore faut-il que nous nous laissions transporter.

Rempli d'anecdotes, rempli de conseils distillés sur le ton de l'amitié, Daniel Pennac nous réapprend un des fondamentaux de la littérature.

Il n'y a pas de fin à ce livre car il n'est que le commencement d'une longue aventure livresque ...

Pourquoi le lire lui plus qu'un autre ?
  • Pour réapprendre que lire est un pur plaisir
  • Pour rentrer pendant 200 pages dans la tête d'un prof de français
  • Pour pouvoir offrir ce livre à tous les professeurs de français et de littérature ... on ne sait jamais
  • ...
  • Pour lire !


Par la Sudiste,

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré lire. Sauf les bouquins imposés à l’école ; ceux-là, je les détestais ! Sûrement plus par principe qu’autre chose. Je ne supportais pas que l’on m’impose un livre, je ne supportais pas qu’on me dise quand le lire (surtout quand j’avais encore une liste de 10 bouquins minimum que je voulais lire, moi personnellement) et je supportais encore moins qu’on m’impose l’analyse que j’étais censée en faire.

Je les ai tous rejetés en bloc, jusqu’au jour où, en seconde, mon prof de français nous a demandé de lire « La Fée Carabine » de Pennac. Bon, le titre avait l’air sympa, et j’adorais mon prof…j’avais envie de faire confiance ! Et je n’ai pas eu tort. Pennac n’aura eu besoin que de quelques pages et de transformer un mec en fleur pour faire de moi une inconditionnelle.

Et dans ma boulimie pennacienne, j’ai bien entendu lu « Comme un roman ». J’ai toujours eu un tas de manies de lectrice que je pensais inavouables. Pennac m’a décomplexée : oui, j’ai le droit de commencer un livre par la dernière phrase ; oui, j’ai le droit de sauter les descriptions quand je sature ; oui, j’ai le droit de rapidement balayer des yeux les pages qui suivent celle que je suis en train de lire, juste pour voir si mon personnage préféré va faire une apparition ; non, je ne suis pas obligée de finir un bouquin si je ne l’aime pas ; et oui, je peux avouer que j’aime tellement Twilight que j’ai lu les 4 tomes au moins 10 fois.

Pourquoi le lire, lui, plus qu’un autre ?
  • Et ben finalement, non, vous n’êtes pas obligé de le lire : vous pouvez le feuilleter, le dévorer, ne lire que quelques pages…ou juste la fin, ou vous en servir de repose-tasse à thé.
  • Pour vous décomplexer de vos habitudes de lecture
  • Pour apprendre que vous n’êtes pas obligé d’écouter, apprendre et régurgiter tels quels les arguments de votre prof de français, et que vous avez le devoir de réfléchir par vous-même
  • Pour comprendre que vous n’êtes pas obligés d’interpréter un lire, vous pouvez le lire et l’aimer juste pour ce qu’il est, littéralement.
  • Pour lire…ou pas !

mercredi 17 septembre 2014

"Un avion sans elle" de Michel Bussi




Par la Nordiste,

Eté 2013, je vais rendre visite à ma marraine à Toulouse. Elle lit un livre, elle lit ce livre. Je repars avec.

Depuis 18 ans, Crédule Grand-Duc, détective de seconde zone, engagé par la famille De Carville se pose une seule et même question : qui est cette petite fille trouvée le 23 décembre 1980 lors d'un crash d'avion dans le Jura ? Emilie Vitral ? Lyse-Rose de Carville ? Elle s'appelle Emilie Vitral sur décision de justice mais sans véritable conviction ni preuve. 18 ans de vaines recherches. Alors qu'il referme son dossier, un premier flash (de génie) lui apparaît avec la réponse. Le deuxième flash (plus agressif le flash du couteau) le tue.
Peu après, Emilie disparaît. Où est-elle ? Qui est-elle ?
Marc, son frère, (un peu amoureux le frérot) part à la recherche de sa soeur et de la vérité.
Attention, la vérité vous attend n'importe où et peut faire mal ... Méfiance

573 pages haletantes où le passé se mêle au présent, où les bons sont peut-être aussi les méchants, où la vérité joue avec nos nerfs
573 pages prenantes où chaque indice nous aide et nous emmêle un peu plus
573 pages qui s'avalent comme un rien

Pourquoi le lire lui plus qu'un autre ?
  • Pour essayer de comprendre le pourquoi du comment de tous ces indices emberlificotés
  • Pour lire un policier avec une fin pas malheureuse (je n'en dirai pas plus)
  • Pour découvrir que les professeurs universitaires ne sont pas que poussiéreux et soporifiques
  • ...
  • Pour lire !

mardi 16 septembre 2014

"Le Visiteur" de Eric-Emmanuel Schmitt




Par la Nordiste,

J'ai découvert cette pièce, une des premières d'Eric-Emmanuel Schmidt, en regardant une émission à laquelle il participait. Pour tout vous dire, "La parenthèse Inattendue" sur France 2.

Eric-Emmanuel nous "avouait" l'émotion qu'il avait à en parler à chaque fois car c'était un peu son histoire.
Nous sommes en Allemagne, un soir d'avril 1938. La guerre n'est pas encore déclarée dans l'Europe mais l'Allemagne - principalement la communauté juive - subit déjà une pression politique et religieuse. Sigmund Freud passe une soirée paisible avec sa fille Anna. Alors qu’elle est partie se coucher, un Inconnu se présente à Freud. A partir de cet instant commence un dialogue entre Freud (athée et scientifique) et Dieu. Très vite, nous avons l'impression que c'est Freud qui se trouve sur le divan et Dieu qui le psychanalyse. Un dialogue improbable ancré dans la réalité.

Grâce à Freud et à l'Inconnu, c'est notre volonté de croire ou de ne pas croire qui se pose. Ai-je pris la bonne décision ? Ai-je raison ? Une œuvre théâtrale en un seul acte mais qui entraîne moult questions.

Pourquoi le lire, lui, plus qu'un autre ?
  • Justement pour ce dialogue improbable entre Freud et Dieu
  • Pour découvrir ce grand auteur français dans un registre où il est moins connu
  • Pour s'amuser de la résistance sans faille de Freud qui remet tout en question, sauf ce dialogue avec un Inconnu qu'il appelle Dieu ... oups 
  • ...
  • Pour lire !

lundi 15 septembre 2014

"Fœtus et fœtus" de Wayne





Par la Nordiste,

Mais oui, il n'y a pas que Balzac ou Hugo (mais je ne vous en ai pas encore parlé ... je vais vite y remédier) dans la vie.
Il y a aussi des livres plus légers.
Dans cette catégorie de livres légers mais pas neuneu, il y a un OVNI : "Fœtus et fœtus"
Racontée en planches de bande dessinée, nous suivons l'évolution de Louis et Karl, des jumeaux bien au chaud dans le ventre de leur mère. Jumeaux mais opposés en tout point. L'un est hystériquement joyeux, l'autre maladivement taciturne. Durant 9 mois, ils découvrent avec philosophie et humour (plus ou moins sarcastique) la vie, les relations humaines, la famille, la musique, la bouffe de Maman ...
Un délicieux moment qui nous détend.



Pourquoi le lire, lui plus qu'un autre ?
  • Car aucun livre n'a jamais abordé la psychologie fœtale
  • Pour changer des livres poussiéreux de la littérature classique
  • Pour rire de la grossesse et des sautes d'humeur de Madame
  • Pour lire !

vendredi 12 septembre 2014

"Mary Poppins" de P.L. Travers




Par la Nordiste,

Et bien oui ! Mary Poppins ne sort pas uniquement de l'imagination de Walt Disney.
Mary Poppins est avant tout un livre pour enfant.

Je l'ai découvert il y quelques mois, avant j'étais aussi ignorante que vous.

Suite à la démission d'une énième gouvernante chez les Banks, Monsieur fait paraître une annonce demandant une nouvelle gouvernante à fort potentiel. En même temps, pas facile de gérer jour et nuit 4 adorables petits diablotins : Jane, Michaël et les jumeaux John et Barbara.

Et voilà que leur tombe du ciel une gouvernante stricte mais douce, énigmatique et enjouée.
Nous redécouvrons l'histoire de Mary Poppins, les rêves qu'elle apporte, la magie qu'elle transporte, les leçons qu'elle divulgue aux petits et aux grands.

J'ai découvert Mary Poppins sous un autre visage, un visage moins niannian et plus réaliste. J'aime encore plus Mary Poppins.

Pourquoi le lire, lui plus qu'un autre ?
  • Pour découvrir Mary Poppins, la vraie
  • Pour mieux apprécier le film de Walt Disney
  • Pour partager un moment convivial avec ses enfants
  • Pour rester un enfant
  • ...
  • Pour lire !

jeudi 11 septembre 2014

"Une seconde avant Noël" par Romain Sardou




Par la Nordiste,

Autant le dire tout de suite pour ne pas avoir à revenir dessus. Oui , Romain Sardou est le fils du chanteur Michel Sardou. Et alors ??

Laissons le père et revenons au fils ...

Harold Gui est un jeune garçon orphelin de 9 ans qui survit péniblement dans un orphelinat glauque, sombre, sans humanité, au nord de l'Angleterre. Harold est notre Oliver Twist dans ce roman teinté d'une forte inspiration dickensienne. Mais Harold est voué à un destin exceptionnel. Sans rien demander, il a été désigné volontaire par une équipe de fées, elfes et tout un tas de créatures magiques pour ... sauver Noël, rien que ça ! Les anges sont-ils devenus fous ? Après tout, cela fait juste 1000 ans qu'ils ont déguerpi de la Terre et s'ont partis pour d'autres cieux plus cléments. Un peu déconnectés de la réalité les Sages ... Pendant que tout va de mal en pis pour Harold, Balbeck l'émissaire des Sages arrive enfin sur Terre pour choisir et emmener Harold. Vous imaginez une telle mission menée par un enfant paumé de 9 ans et un génie un peu beaucoup gauche ? La partie ne semble pas gagnée. Et pourtant ! Sauver Noël, créer une myriade de jouets, lister tous les enfants de la terre ? Un jeu d'enfant quand on est aidé d'une armée de sympathiques lutins, enfin presque un jeu d'enfant ...

"Une seconde avant Noël" est un mélange de Dickens avec une touche de magie, c'est la sombre réalité de Dickens mais avec une bougie lumineuse à chaque page. Un petit bijou.

Pourquoi le lire lui plus qu'un autre ?
  • Pour découvrir que chaque famille peut avoir plusieurs talents (et quel talent que celui du fils !)
  • Que Noël n'est pas que commercial
  • Que Dickens a un fils littéraire
  • Pour réaliser combien la méchanceté sans cœur des adultes est déconnectée de la magie de l'enfance
  • ...
  • Pour lire !