mardi 30 septembre 2014

"Seules les traces font rêver" de Patrick Poivre d'Arvor



Par la Nordiste,

Choisir un livre juste pour le titre, ça c'est fait.

Dévorer ce livre, c'est fait aussi.

Dans ce livre, point d'intrigue, point de début, point de fin.

366 pages où Patrick Poivre d'Arvor nous livre sa vie, ses innombrables rencontres avec les grands et les petits de ce monde.

PPDA se révèle au travers de ses rencontres ou de ses pertes. Nous y découvrons un homme sensible, un homme ouvert, un homme juste, un homme blessé par la vie.

Du Dalaï Lama à François Hollande, en passant par Mère Térésa, Blaise Cendrars, Jean-Marie Le Clézio, Bernadette Chirac, le Commandant Cousteau, Florian, ... PPDA dresse mille et un portraits justes de toutes ces personnalités. Il a un regard vif sur le monde d'aujourd'hui. Plus que le journaliste, c'est l'Homme de Lettres qui nous raconte sa vie et qui se sait chanceux de toutes ces rencontres qui l'ont changé.

Pour la dévoreuse de livres que je suis, point de jalousie mais juste une envie de pouvoir rencontrer un jour tous ces grands qui me transportent au fil des pages, à commencer par PPDA.

Pourquoi le lire, lui plus qu'un autre ?

  • Pour découvrir PPDA autrement qu'en présentateur de journal télévisé
  • Pour découvrir (je n'ai pas de synonymes en tête) mille et un portraits de personnes qui ont changé notre monde un jour ou toujours
  • Pour son style vif, nostalgique mais jamais mélancolique
  • Pour changer des policiers ou de la comédie
  • Pour lire !

mercredi 24 septembre 2014

"Jane Eyre" de Charlotte Brontë




Par la Sudiste,

Comme une bonne centaine de millions de personnes à travers le monde, j’ai lu Twilight. Et comme une majorité de ces lecteurs, j’ai rebondi en lisant « Les Hauts de Hurlevent » d’Emily Brontë. Et j’en suis venue à sa sœur, Charlotte Brontë et son roman phare « Jane Eyre ». Comme une majorité de cette majorité de lecteurs ? Ca, je ne sais pas, mais je l’imagine aisément. Je l’imagine aisément, parce que lorsque l’on pénètre l’univers des sœurs Brontë (je me réserve Anne pour très bientôt), on ne veut pas en sortir, et on en veut toujours et encore plus.

Jusque là, Charlotte est ma préférée. J’ai adoré Jane Eyre, cette petite orpheline recueillie par une tante à qui on n’a pas laissé le choix et qui s’en serait bien volontiers passé. Jane est ainsi élevée avec ses cousins mais a toujours été considérée comme un être inférieur. Souffre-douleurs de ces affreux petits bourgeois (tante comprise), la petite Jane finit par craquer à l’âge de 10 ans après qu’une punition lui ait valu une syncope, se rebellant ouvertement contre sa tutrice. Et la voilà partie pour un pensionnat de jeunes filles : Lowood. Là-bas, elle se fait une amie et se prend d’affection pour la bienveillante Miss Temple, supérieure du pensionnat, qui le lui rend bien. La vie du pensionnat évolue, les conditions s’améliorent considérablement après une affreuse épidémie de tuberculose et Jane reçoit une très bonne éducation. Elle fera à Lowood ses premiers pas d’enseignante.

Mais, elle désire prendre son envol. La voilà donc qui se retrouve au service de M. Rochester, dont la laideur et le caractère taciturne le rend franchement inquiétant (je pense que j’aurais facilement été terrifiée face à un tel bonhomme), devenant la gouvernante de la petite Adèle. Peu à peu, elle apprend à connaître son maître dont elle finit par tomber follement amoureuse. Mais plusieurs obstacles se dressent entre eux. D’abord, la grande différence de classe sociale entre eux mais surtout les terribles secrets dissimulés dans le manoir de Thornfield.

Pour la suite, je vous laisserai le soin de la découvrir par vous-même.

Pourquoi le lire, lui, plus qu’un autre ?
  • Pour l’ambiance qui se dégage du roman : en quelques pages, on se trouve plongé dans une campagne anglaise, froide, sombre et venteuse. A lire l’hiver, avec un plaid, un feu de cheminée et un chocolat chaud.
  • Pour le style hypnotique de Charlotte Brontë
  • Pour le caractère fier et très digne de Jane
  • Parce que c’est un magnifique roman, une magnifique histoire d’amour, magnifiquement bien écrite
  • Pour lire

"Les allumettes suédoises" de Robert Sabatier




Par la Nordiste,

Encore une découverte littéraire grâce à Bonne-Maman ... ce que je peux lire tous les étés en Sologne ...
Je pense que c'est le premier livre où j'ai réussi à pleurer avant la 10ème page. Livre ou film, je suis une vraie madeleine mais je ris rarement.

Olivier a 8 ans, une Maman mercière. Un matin, Maman ne se réveille pas, Olivier est orphelin. Olivier se retrouve transbahuté dans un monde de grands, dans un monde inconnu où il ne trouve pas sa place, où on le pose là comme un vulgaire paquet de linge sale.
Olivier est d'abord recueillit par Albertine la voisine et continue à vivre paisiblement avec ses copains dans son quartier. Puis ce sont de vagues cousins Elodie et Jean qui le prennent contre leur gré. Malgré tout, Olivier continue à vivre dans son quartier et nous raconte ses milles et unes anecdotes avec Bougras, Mac, Mado, ... Un enfant perdu au milieu d'un océan d'adultes et qui se raccroche à la moindre branche amicale.

La fin du livre annonce le début du second ... Olivier atterrit de façon durable chez son Oncle ... Fin de l'enfance ... Fin de la Rue ...

Robert Sabatier nous raconte l'enfance d'Olivier mais il nous parle de son enfance sur la Butte. Une enfance où les soucis n'existaient pas, une enfance pleine de rêves ensoleillés, une enfance où la rue est ton amie et t'aide à avancer dans la vie. Une enfance teintée de nostalgie.

Pourquoi le lire lui plus qu'un autre ?
  • Car "Les allumettes suédoises" est le premier tome de la Sage d'Olivier, une sage pleine de sentiments et de vie
  • Pour cette œuvre magnifique qui peut te faire pleurer à chaque coin de page
  • Pour découvrir une de mes nombreuses Madeleine de Proust
  • ...
  • Pour lire !

"Les Contemplations" de Victor Hugo




Par la Nordiste,

Ah Victor Hugo, un de mes auteurs préférés. Un génie littéraire dans tous les genres : roman, poésie, théâtre, ...
En classe de seconde, Mademoiselle Cren (encore elle !) nous demande de faire une fiche de lecture sur un recueil de poésie. J'ai choisi les Contemplations car Bon-Papa nous récitait régulièrement le XIVème poème du Quatrième livre :

"Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur."

Qui n’a jamais entendu ce magnifique poème ?
Oui c’est un poème d’amour …
Non ce n’est ni pour sa femme, ni pour sa maîtresse …
Oui c’est pour sa fille, Léopoldine
Oui, elle est morte (noyée lors de son voyage de noces, c’est balot)
Non ce n’est pas rébarbatif même si c’est de la poésie
Oui, tout le recueil est une immense déclaration d’amour et de souvenirs à Léopoldine (la fifille à son papa)
Non, vous n’êtes pas obligés de tout lire d’une seule traite
Oui c’est un classique de la littérature française
Non, personne ne vous demande d’apprendre ce poème par cœur (quoi que …)

Pourquoi le lire lui plus qu’un autre ?
  • Pour une fois l’amour exprimé est paternel et pas uniquement amoureux ou sexuel
  • Pour lire au moins un poème connu de tous par son émotion, par ses mots, par sa syntaxe
  • Pour voir Victor Hugo en père et pas que en écrivain ou en homme politique
  • Pour lire !

"Un sac de billes" de Joseph Joffo




Par la Nordiste,

Découvert grâce à Bonne-Maman, je tiens particulièrement à ce livre car avec lui je peux oser imaginer ce qu'ont vécu nos grands-parents pendant la Seconde Guerre Mondiale.
J'ai rencontré 15 ans plus tard Joseph Joffo au salon « Etonnants Voyageurs » de St Malo. Je lui ai demandé de dédicacer le livre à Bonne-Maman, pour les milliers de découvertes littéraires que je lui dois.

Joseph Joffo est un petit parisien de 10 ans qui vit paisiblement avec son frère Maurice 12 ans et ses parents. Papa est coiffeur, Maman à la maison. Joseph nous raconte sa vie insouciante de petit garçon, ses copains d'école, ses parties de billes, ... Joseph nous raconte aussi l'étoile jaune cousue, le racisme, l'amitié entre gamins. Puis arrive la fuite de Paris pour ... Nice, Menton, la liberté. De péripéties en cachettes, de mensonges en découvertes, nous suivons l'itinéraire de deux enfants que la guerre n'épargne pas mais qui gardent malgré tout cette force : l'enfance.

"Un sac de billes" fait partie des livres que tout un chacun devrait avoir lu au moins une fois dans sa vie.

Quand je n'arrive pas à me décider sur le choix d'une lecture, je me replonge pour une énième fois dans "Un sac de billes". Je pleure devant tant de cruauté, devant tant de pertes inutiles. Je suis charmée par l'innocence et l'espièglerie bon enfant de Joseph et Maurice. Je suis admirative de leur courage et de leur force. Je suis respectueuse envers toute cette génération. Je redeviens cette petite fille de 10 ans qui est tombé dans ce sac de billes grâce à une grand-mère aux milles et un livres.

Pourquoi le lire lui plus qu'un autre ?
  • Pour vivre la Seconde Guerre Mondiale au travers des yeux d'enfants
  • Pour lire un best-seller
  • Pour lire un classique avant qu'il ne vous soit imposé en classe
  • ...
  • Pour lire !

vendredi 19 septembre 2014

Le coloriage pour adultes



A moins de vivre dans une grotte depuis plusieurs mois, vous n’avez pas pu passer à côté. Le coloriage pour adultes, c’est LA nouvelle tendance.

On en vante partout ses mérites anti-stress. Il en existe des dizaines, des centaines de sortes : inspiration zen, jardins, mandalas comme quand on était petits. Ils sont partout, dans toutes les vitrines de librairie.
Et je les ai testés !

J’ai craqué pour un cahier inspiration jardin, tout plein de jolies fleurs, de feuilles aux formes arrondies ou complexes, toutes bourrées de microscopiques détails à colorer selon mon envie et mon humeur. Je me suis équipée de chouettes feutres stabilo à mine hyper fine et me voilà partie. Bon, je me la joue hyper girly et coloré, à coup de rose, bleu turquoise, jaune et orange.



Et j’accroche direct. Je m’use un peu mes petits yeux de myope sur les touts petits dessins mais j’adore. J’en fais au bureau (pendant la pause dej’, hein !), devant la télé, dans le lit avant de me coucher… Et ce qui est terrible c’est que oui, ça fonctionne. Pendant quelques minutes, je me concentre tellement à ne pas déborder, à réfléchir à quelle couleur coordonner avec mes beaux pétales mauve que j’en oublie tout le reste. Adieu le stress, l’anxiété, la fatigue ou la déprime, je m’évade et j’adore ça.

Un seul mot pour cette nouvelle tendance : addictive !

Succombez, je vous promets que vous ne regretterez pas ;)


jeudi 18 septembre 2014

"Le Petit Prince" d'Antoine de St Exupéry




Par la Sudiste,

Rares sont les livres qui grandissent avec nous. Je parle de ces livres que l’on lit à 8 ans, comme à 20, 30 ou 80 ans. Je parle de ces livres qui se révèlent à nous sous un nouveau jour à chaque lecture. Je parle de ces livres dans lesquels nous trouverons toujours une réponse à nos questions, à nos tourments, qui nous accompagnent au fil des évènements de notre vie.

Il y a cependant un livre. Que je chérie depuis toujours. Que je découvre à chaque fois. Qui me rappelle l’enfance sans jamais m’infantiliser. Qui m’apporte la paix quand mon esprit s’agite, qui me ramène à la petite fille en moi, qui me permet de prendre les bonnes décisions quand je doute.
Ce livre, c’est « Le Petit Prince », d’Antoine de St Exupéry.

Lisez-le enfant, vous découvrirez un merveilleux conte, plein de tendresse, d’innocence et de poésie. Lisez-le adulte, vous prendrez une belle leçon philosophique qui vous plongera dans la quête de votre âme d’enfant. Quand vous doutez, « Le Petit Prince » vous rappelle ce qui est vraiment important dans la vie. Laissez-le parler à votre cœur, chérissez votre âme d’enfant, ne devenez jamais un adulte qui ne sait plus rêver et se laisse perdre dans les turpitudes du quotidien. Réapprenez à voir le mouton dans la boite, l’éléphant dans le boa et la magie dans les yeux de vos enfants.

Pourquoi le lire, lui, plus qu’un autre ?
  • Pour regarder notre effroyable monde d’adulte avec des yeux d’enfants
  • Pour sauvegarde cette petite parcelle enfantine qui subsiste dans notre cœur, celle qui nous donne envie de sauter dans les flaques, de faire craquer les feuilles mortes sous nos bottes ou qui nous pousse à toujours croquer nos Petits Lu en commençant par les coins
  • Pour faire un break dans notre vie qui file à 1000 à l’heure
  • Pour nous rappeler les vraies valeurs de la vie : l’amour, le bonheur, l’amour, l’amour, toujours l’amour. Et la tendresse.
  • Pour apprendre à dessiner un mouton. Ou un boa.
  •  …
  • Pour lire !